À PROPOS


UNE DÉMARCHE DOCUMENTAIRE SINGULIÈRE, ENTRE DIGITALISATION ET MATÉRIALISATION

Selon le psychiatre Serge Tisseron, la photographie “met à mort la complexité infinie de chaque instant (...) pour en isoler artificiellement un seul aspect, l’apparence visuelle”.

C’est avec cette philosophie que Valerio Vincenzo s’interroge sur la manière dont la photographie peut reproduire la réalité et dans quelle mesure. En effet, l’artiste ne cesse d’interroger le réel et son double (pour reprendre le titre d’un essai du philosophe Clément Rosset), l’image.

Les expériences de Valerio Vincenzo révèlent la nature des images, le chaos qui les sous-tend. Elles montrent également les effets que l’accumulation des images produit sur notre imagination, et leurs effets collatéraux.

De l’exploration des frontières construites et déconstruites au grès des aléas géopolitiques de l’Europe, en passant par l’enregistrement compulsif du flux d’images sur la toile numérique comme dans le projet Cortex, les différents sujets de l’artiste rendent compte, à chaque fois, d’une construction artificielle et illusoire du monde qui se déploie à travers le regard du photographe.

En mêlant la rigueur d’un chercheur et la naïveté d’un enfant, Valerio se joue des formats et des stéréotypes pour regarder de manière inédite le monde à travers le prisme photographique.


Italien depuis 1973 et français depuis 2014, Valerio est actuellement basé à Paris. 
Avant de devenir photographe professionnel en 2004, il a été consultant en stratégie et administrateur d’ONG. Il collabore avec la presse tout en menant de nombreux projets artistiques centrés sur la représentation de la réalité. 

Explorateur de l’espace entre l’expérience vécue et sa traduction photographique, il questionne l’objet « appareil photographique » et les flux d’images dont notre société est abreuvée au quotidien. Il aborde également la question du statut de l’image dans sa préoccupation de transmettre et d’éduquer à l’image par le biais de l’association, reconnue d’intérêt général, Borderline, les frontières de la paix, dont il est le fondateur. Il a reçu le Prix Louise Weiss en 2013, prix qui est pour la première fois attribué à un travail photographique.

Valerio Vincenzo, membre de Hans Lucas, est représenté par Hélène Cascaro.






Liens sur Hans Lucas vers les travaux sur commande de Valerio:
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